http://www.rtbf.be/info/belgique/dossier/gouvernement-michel/detail_les-ministres-belges-au-maroc-pour-une-offensive-diplomatique-jamais-vue?id=9227486

 

Un accord de réadmission entre l’Allemagne et le Maroc est en cours de négociation et un autre l’est avec la Grèce et la Suède.   D’autres pays pourraient bien leur emboiter le pas dans les jours qui viennent. La signature de ces accords va permettre aux pays européens signataires d’expulser les ressortissants marocains vers la mère-patrie même s’ils n’ont pas de papiers d’identité confirmant leur marocanité.  Un surprenant changement de position des autorités marocaines puisqu’elles ont refusé de signer pareils accords avec tous les pays, exception faite de l’Espagne. De plus, elles ont  compliqué les retours volontaires en exigeant l’existence de laissez-passer. 
Mais en attendant une réponse des officiels marocains concernant leur revirement, la conclusion de tels accords n’augure-t-elle pas d’une éventuelle signature  d’un accord de réadmission globale avec l’Union européenne l’autorisant à renvoyer vers le Royaume tous les migrants en situation irrégulière dont on pourra prouver qu’ils ont transité par le Royaume avant de débarquer sur le territoire européen ? « Non, il n’y aura pas d’accord global de réadmission et le Maroc semble camper sur sa position de refus concernant cette question», nous a répondu Hicham Rachidi, membre du Conseil d’administration du GADEM. Il estime que tout accord est exclu dans le contexte actuel. « Les relations entre le Maroc et l’UE ne sont pas actuellement au beau fixe. L’arrêt de la Cour européenne de justice annulant partiellement les accords agricoles et de pêche et l’amendement du Parlement européen appelant l'ONU à  un élargissement du mandat de la Minurso ont tendu les relations entre les deux partenaires. Le Maroc  ne considère plus l’EU comme un partenaire crédible et estime qu’elle n’est pas claire dans son jeu. Et c’est pourquoi Rabat a activé le levier de la coopération bilatérale». 
A ce propos, notre source estime que ce levier  n’aura que des effets bénéfiques pour notre pays. «  Le  Maroc négocie aujourd’hui directement  avec l’Allemagne, la Suède et d’autres pays. Ces discussions démontrent  que le Royaume est un partenaire crédible qui respecte ses engagements et assume ses responsabilité et, par conséquent, aucun des pays partenaires ne pourra prendre de position hostile aux intérêts marocains ». Et de préciser: «L’annonce du Maroc comme un  pays sûr par l’Allemagne est  presque une reconnaissance de la souveraineté du Royaume sur son Sahara. C’est un gain diplomatique énorme. Ceci d’autant plus que les opérations d’expulsion des migrants irréguliers  marocains vont être accompagnées par des investissements allemands au Maroc dont l’augmentation est déjà fort perceptible. Et c’est pourquoi le Royaume tente de déclencher le même processus avec la Suède pour récupérer les mineurs marocains. Il faut noter également qu’il y a un renforcement de la coopération avec l’Espagne comme en témoigne le mur de cinq mètres de long érigé récemment par les autorités marocaines pour contenir les immigrants irréguliers. Bref, le Maroc joue à fond la carte migratoire pour renforcer la défense de son intégrité territoriale   et le développement ». 
Quand ces accords de réadmission vont-ils entrer en vigueur? «Il faut encore du temps puisqu’il y a plusieurs questions techniques à résoudre (la place des familles, les conditions d’accueil, le sort des jeunes homosexuels…)», nous a précisé Hicham Rachidi. Et d’ajouter : « Mais cela n’empêche pas que la priorité sera donnée à certains dossiers comme celui des migrants marocains en Allemagne. L’entretien téléphonique, mercredi 27 janvier, entre S.M le Roi Mohammed VI et la chancelière allemande Angela Merkel est un signal politique fort pour que les choses s’accélèrent. Ainsi et dès qu’un accord sur le cadre général sera trouvé, les consuls  du Royaume vont procéder à l’identification des Marocains candidats à l’expulsion.  Même constat pour la Suède. Notamment après la décision du gouvernement de Stockholm de ne pas reconnaître la pseudo-RASD». 
Quel sort sera-t-il réservé aux migrants marocains expulsés une fois arrivés au Maroc? «A ma connaissance, il y a eu mise en place en collaboration avec  l’Espagne de maisons d’accueil à Nador,  Béni Mellal et  Tanger mais elles sont demeurées en stand-by», nous a indiqué notre source. Et de conclure: «Il est fort probable  que ces structures soient  réactivées. Reste à savoir qui va gérer ces centres et qui garantira le  respect des droits de l’Homme en leur sein sans parler du rôle que les familles devraient occuper dans ce dispositif».

4. Nov., 2014

Révolte dans un camp de rétention en Grèce: 65 migrants en procès

En Grèce, le procès de 65 migrants accusés de rébellion et de mise en danger de la vie d'autrui s’est ouvert ce lundi 3 novembre à Athènes. Il y a un peu plus d'un an, une révolte avait éclaté dans le camp de détention pour migrants sans papiers d'Amygdaleza, après l'annonce d'une augmentation de la durée maximale de détention de 12 à 18 mois. Elle avait fait 10 blessés du côté de la police.

(Article complet : http://www.rfi.fr/europe/20141104-revolte-camp-retention-grece-65-migrants-proces-amygdaleza/)

4. Nov., 2014

Africa: Think Again - Europe Leaves Refugees to Sink or Swim

ANALYSIS

By Simon Allison
The physical gulf between Africa and Europe is not nearly as great as the discrepancies in wealth and development might suggest. At their closest the two continents are just 14 kilometres apart, and, on a clear day, it's possible to see the shimmering lights of Gibraltar from Morocco's northern tip - a glowing beacon of prosperity that draws would-be refugees and immigrants like moths to a flame.

Most of Europe, however, is out of sight from North Africa's long coastline. That does not diminish its appeal. In 2014, at least 130 000 people have attempted the perilous sea crossing.

It's not just Africans making the journey, although they form the bulk - in particular Eritreans and Libyans fleeing persecution and violence. There are also tens of thousands of Syrians, hoping to reach the end of a long and arduous journey from civil war to safety.

All are part of the greatest refugee crisis since the end of the Second World War. According to the United Nations (UN) Refugee Agency (also known as the UN High Commissioner for Refugees, or UNHCR), the total number of forcibly displaced people in the world has exceeded 50 million for the first time in nearly 60 years.

They're all looking for a better life, and who can blame them? Usually, refugees are escaping from situations that few in the developed world can relate to: torture, rape, civil war, persecution, oppressive authoritarian regimes and absolute poverty. These are not chancers looking to abuse Europe's benefit system.

And the sacrifices they make along the way are staggering. Many hand over their entire life savings to smuggling gangs, with no guarantees of success; most abandon their friends, families and livelihoods. All must risk their lives on over-crowded, rickety boats that sink with alarming regularity.

Over the last year, at least one aspect of this dire situation has improved: the boats are sinking less regularly, thanks to Operation Mare Nostrum, a comprehensive search-and-rescue mission mounted by the European Union (EU). This was implemented in the wake of last year's Lampedusa tragedy, in which about 365 migrants died when their boat overturned. It was a headline-grabbing disaster that forced Europe into action.

These efforts have been effective; authorities estimate that as many as 70 000 people have subsequently been saved. Despite this, the sea crossing remains perilous - more than 2 500 have already drowned or gone missing in this year alone.

But the action lasted only for a year. Mare Nostrum's mandate expired in October 2014, and will not be extended. Italy - the main destination for refugees, thanks to its proximity to Libya - says it can't afford to maintain the operation on its own, and other governments are not stepping up to help. Britain, for example, has said it won't contribute to any future operations and described Mare Nostrum as a 'pull factor' that encourages more refugees to enter Europe - a claim dismissed by the British Refugee Council, a local non-governmental organisation.

It's like saying seatbelts encourage dangerous driving, so don't wear seatbelts

'It's like saying seatbelts encourage dangerous driving, so don't wear seatbelts,' said communications officer, Rebecca Moore. 'If you follow it through to its logical conclusion, the British government is saying let's let people drown so that people don't come here in the future.' In place of Mare Nostrum, the EU is mounting Operation Triton - a vastly scaled-down effort that focuses on border protection rather than search and rescue.

Effectively, Europe is leaving refugees to sink or swim. It is battening down the hatches and pulling up the drawbridge of Fortress Europe, regardless of the human cost. 'What a grotesque betrayal of the founding principles of the EU, an organisation built on the promise of peace, prosperity and asylum for the desperate. What an indictment of timid politicians,' wrote Britain's Guardian newspaper in an editorial.

Legally, however, Europe is within its rights to let refugees drown in international waters. The treatment of refugees is governed by the 1951 Refugee Convention, to which most European states are signatories. This obligates states to provide a safe haven for people fleeing from danger: states can't send refugees back into danger, must uphold their basic human rights and must assist with the official refugee determination process.

Surely it should be legally, as well as morally wrong to leave people to drown?

But the convention only comes into force when refugees actually reach a country's sovereign territory. What happens before then is someone else's problem - or no one else's, as the case may be.

And even when refugees do reach Europe, responsibility is not spread among EU member states. The Dublin II Regulation establishes the principle that if a refugee enters a member state illegally, then that member state - and that member state alone - is responsible for processing and caring for the refugee.

This puts a huge burden on countries like Italy, Greece and Bulgaria, which are the first ports of entry for most refugees crossing the Mediterranean (even if these countries are not their intended end destinations). It also allows other European countries to avoid any kind of collective responsibility.

That's why organisations like Amnesty International are campaigning to reform the Dublin Regulation, arguing that it places 'unfair strain on countries involved in the rescue operations.' But perhaps the campaign should include the Refugee Convention too.

Surely states and regional bodies that have the capacity to save tens of thousands of lives - as Operation Mare Nostrum did - should have a legal obligation to do so? Surely it should be legally as well as morally wrong to leave people to drown just outside your own territorial waters?

Politics, however, get in the way of common sense. Immigration in general is a fraught subject in Europe, and right-wing parties across the continent play on public xenophobia to push their agenda.

Most analysts conclude that Britain's refusal to support search-and-rescue missions for refugees was prompted by the government's fear of losing more ground to the United Kingdom Independence Party, which campaigns on an anti-Europe, anti-immigration platform. That's why the ruling Conservative Party has taken such a hard line on refugees - for better or worse (usually worse), domestic political considerations almost always trump international obligations, regardless of the death toll in international waters.

- Simon Allison, ISS Consultant

(Source : http://allafrica.com/)

3. Nov., 2014

Afghan migrants' bodies found off Turkish coast after boat sinks – video

Turkish coastguards have pulled 24 bodies and seven survivors out of the Black Sea off the coast of Istanbul. The bodies are seen covered in blankets lying at the Turkish harbour at Rumeli Feneri, where the Bosporus opens up into the Black Sea. The boat was believed to have been carrying at least 40 migrants on their way from Afghanistan to Romania

(link : http://www.theguardian.com/world/video/2014/nov/03/afghan-migrants-bodies-turkish-coast-boat-sinks-video)

3. Nov., 2014

Siemens to house refugees in Munich office

Engineering giant Siemens said on Monday it had offered its empty offices in Munich to accommodate refugees, as the country grapples with a rise in asylum seekers.

(full article : http://www.thelocal.de/20141103/siemens-to-house-refugees-in-munich-offices)

  • Immigration : Rome met un terme à Mare Nostrum

    A la veille du lancement de Triton par Frontex, Rome menaçait de suspendre Mare Nostrum.

    L’Italie a confirmé vendredi la fin de l’opération Mare Nostrum, qui a permis de sauver des dizaines de milliers de migrants en Méditerranée, promettant toutefois de continuer à sauver des vies conformément aux « lois de la mer ».

    (article complet ici : http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203899010622-immigration-rome-menace-de-suspendre-mare-nostrum-1058897.php)

  • Frontex Joint Operation 'Triton' – Concerted Efforts for managing migrator flows in the Central Mediterranean

    Will Triton replace Mare Nostrum?
    Joint operation Triton is intended to support the Italian efforts at their request, and does not replace or substitute Italian obligations in monitoring and surveying the Schengen external borders and in guaranteeing full respect of EU and international obligations1 in particular when it comes to search and rescue at sea. It implies that Italy will have to continue making continued substantial efforts using national means, fully coordinated with the Frontex operation, in order to manage the situation at the external borders.

    (full article : http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-14-609_en.htm)

Soulèvement au Burkina Faso

30. Oct., 2014

http://www.france24.com/fr/20141030-direct-vote-crucial-burkina-faso-ouagadougou-sous-tension-constitution-compaore/

AHHH OUIIIIIIIIIIIIIII TOUT LE SOUTIEN ET UNE GRANDE SOLIDARITÉ POUR CETTE RÉVOLUTION AU BURKINA FASO QUI DEVRAIT ÊTRE UN MESSAGE À TOUS LES RÉGIMES DICTATORIAUX AFRICAINS QUI DÉDAIGNENT LES VALEURS DE LA JEUNESSE AFRICAINE.

TIKEN JAH FAKOLY A DIT : " QUAND MON PEUPLE VA SE RÉVEILLER ÇA VA FAIRE MAL ". VOILÀ DE QUELLE FAÇON NOUS ENFANTS D'AFRIQUE NOUS DEVONS AGIR POUR FAIRE CHANGER DES CHOSES.
ENCORE COURAGE ET BRAVO BRAVO BRAVO.

Mos Maiorum : coup de filet européen sur l'immigration clandestine

29. Oct., 2014

Courrier international

Du 13 au 26 octobre, 18 000 policiers européens ont participé à l'opération Mos Maiorum, qui vise à contrôler des migrants en situation irrégulière et à collecter des informations sur les réseaux d'immigration clandestine.

Dans les faits, explique une professeure de droit pénal sur le site d'El País, il s'agit surtout "d'arrêter des sans-papiers pour les interroger et récolter des informations à deux fins : tracer la carte des migrations (comment arrivent ces personnes, combien paient-elles à ceux qui leur vendent le trajet, etc.) et établir les routes criminelles des mafias qui s'enrichissent grâce au trafic de personnes".

(Article complet : http://www.courrierinternational.com/dessin/2014/10/29/mos-maiorum-coup-de-filet-europeen-sur-l-immigration-clandestine)